SAVEZ-VOUS LA VÉRITÉ ?(1re partie)

Savez-vous « la vérité »?

 La vérité est qu’il n’y a pas de vérité. La vérité est que tout Est.

Dieu le Père est Pensée – la vérité de toute pensée. Ce qu’il y a de merveilleux avec Dieu est assurément qu’en lui il n’existe point de lois. Car toute loi serait pour lui une limitation. Or le Père est illimité, et étant sans limites il a accordé la faculté de choix à chacun. Il vous a donné le libre arbitre,si bien que par lui vous pouvez accepter et créer avec la Pensée n’importe quelle vérité qui ajoute à votre individualité, vous pouvez percevoir la vérité à votre gré, pour les besoins de votre progression dans la sagesse. Et quelque vérité que vous puissiez créer en pensée, le Père, la Vie la devient, en sorte que vous viviez et compreniez la Vérité, toute la dimension de la Pensée appelée Dieu.

Les vérités sont fonction des perceptions. Elles découlent d’opinions, d’attitudes, de croyances devenues des absolus pour la pensée. L’opinion de quelqu’un à propos d’une chose peut varier de celle qu’en aura quelqu’un d’autre – souvent grandement – car l’un et l’autre forment leur opinion sur la base d’une expérience unique de cette chose, d’une compréhension émotive unique de leur âme, acquise non seulement en cette vie-ci, mais au cours des vies antérieures. Si bien qu’une chose peut être vraie pour telle entité et fausse pour telle autre. L’une et l’autre ne peuvent arriver à se comprendre parce qu’elles n’ont pas été l’une l’autre ni eu les mêmes expériences émotives.

Laquelle de ces deux vérités est la bonne? Elles sont bonnes toutes deux. L’une et l’autre entité ont entièrement raison, car elles ont toutes deux perçu la vérité par rapport à leur expérience et à leur intelligence des choses. Celui qui considère que seule sa vérité est bonne fait preuve d’une intelligence limitée.
Chaque entité accepte et crée les vérités dont elle a besoin pour son accomplissement, dont elle désire faire l’expérience en vue de sa progression dans la sagesse. Et pour les besoins de cette expérience, chacune d’elles cherchera les vérités capables de la conforter dans ce qu’elle veut croire. Aussi les assemblages de vérité sur ce plan sont-ils au même nombre que les dieux y habitant, puisque chaque entité a la volonté, le droit et le besoin de créer différemment sa vérité.

Par conséquent, ce que vous pouvez lire d’un instructeur ou entendre par sa bouche est vérité perçue par lui – c’est ainsi qu’il la voit, l’a apprise, l’a créée, en a fait l’expérience. Par conséquent, si vous étudiez avec dix instructeurs différents votre confusion ne peut être que très grande, chacun enseignant sa vérité et celle-ci est différente de celle des autres. L’une ou l’autre perception de la vérité peut être en accord avec votre besoin du moment. Mais si vous cherchez à distinguer lequel des instructeurs dit la vérité, si vous considérez toutes les vérités, vous vous apercevrez qu’elles sont toutes bonnes. Il vous faut simplement décider jusqu’à quel degré vous désirez devenir une vérité. Quelle que soit celle retenue, elle deviendra réalité dans votre vie.

Il y a de grands instructeurs sur votre plan, des sortes de magiciens, qui ont le pouvoir d’opérer des prodiges et des miracles. Il n’empêche qu’ils croient à la mort… de sorte qu’ils mourront. Bien qu’ils aient grandement progressé dans leur intelligence, ils restent néanmoins dans les limites de la mort et du mourir., ils n’ont pas encore compris que la vie est réellement un continuum d’être. Donc, en admettant que cous acceptiez leurs vérités comme la vérité, vous deviendrez magicien à votre tour. Mais cela ne vous empêchera pas de mourir.
La vérité est en toute compréhension; cependant, il faut aussi bien distinguer que toute vérité est susceptible d’affinement, car chaque instant affine la vérité. C’est la raison pour laquelle Dieu n’est pas dans un état de perfection mais plutôt en un état de devenir. Chaque entité progresse continuellement dans sa compréhension, englobant ainsi des vérités de plus en plus illimitées. Mais quelles que soient sa compréhension, son intelligence des, d’instant, ce ne sera jamais que la vérité telle que vue par elle.

Prenons l’exemple d’une fleur. Est-il vrai que la fleur soit un bouton? Assurément. Mais une fois en fleur, quand elle n’est plus bouton, set-elle menteuse? Non, évidemment pas. Elle se trouve dans un état de vérité progressive. De même, lorsque ses pétales sont tombés, qu’ils ne sont plus, la fleur serait-elle menteuse ? Que dire alors? Elle se trouve dans un autre état encore de sa vérité.

Tout enseignement – qu’il soit oral ou écrit, qui parle de lois, ou qui limite l’homme, ou bien qui divise Ce Qui Est en bien et en mal, ou bien qui prétend que Dieu est une entité singulière plutôt que l’être de tout ce qui est – tout enseignement de ce type vient d’entités qui tout simplement ont accepté ces choses comme leur vérité et se sentent obligées de les répandre dans le monde. C’est leur vérité, et elles n’ont pas tort. Mais il est une vérité plus grande encore, plus raffinée encore, à savoir que celui qui enseigne que la vie est limitée, d’une façon ou d’une autre, n’a pas progressé autant dans son intelligence que d’autres l’ont fait. Dieu, en effet, peut-il être limité ? S’il l’était, la vie ne serait pas continue et vous n’auriez pas le choix de la confusion.
Ce que j’enseigne est assurément une prodigieuse vérité, car qui ose dire de Dieu qu’il est sans lois ? Étant sans lois, on ne peut se servir de lui pour contraindre les autres et les réduire à l’esclavage. Or le Père, la Conscience Suprême, est véritablement sans limitation que sont les lois et les jugements et les bornes. Lorsque vous progresserez dans votre vérité, que bous embrassiez l’intelligence illimitée du Père, alors vous connaîtrez et comprendrez vraiment l’amour et la joie et la continuité que le Père est.

Chacun, ne connaît que selon ce qu’il désire connaître, selon ce qu’il s’accorde de connaître. Et la connaissance sur votre plan est surtout construite sur la peur, les contraintes de la survie et la pensée dualiste. Elle est construite sur le jugement et la séparation. Elle est construite sur la notion de « chute », selon laquelle l’homme est une créature déchue, séparée de Dieu. Alors que l’homme est Dieu. Aussi, juger l’homme revie3n à juger Dieu. Limiter l’homme revient à limiter Dieu. Ôter à l’homme sa nature divine est ôter la divinité à Dieu.
Si ce que vous lisez d’un instructeur ou l’entendez dire limite le développement de votre pensée, cela limite assurément aussi le développement de la Pensée du Père. Prêtez l’oreille à ce qui est dit et à la manière dont cela est dit. Si ce qui est dit limite, sépare, divise, alors c’est expression d’une vérité limitée, provenant d’une entité n’ayant pas encore atteint l’intelligence illimitée.

Ce que vous apprenez inévitablement de tous ces instructeurs, est que vous êtes votre suprême instructeur, personne d’autre, car vous seul savez ce qui convient au mieux à vous-même. Comment quelqu’un d’autre pourrait-il savoir ce qui vous convient alors qu’il est occupé à vivre sa propre vie et à évaluer la vérité de son point de vue à lui ? Vous seul pouvez déterminer l’expérience nécessaire à votre accomplissement. Vous seul pouvez être l’auteur de votre vérité, car la vérité est arrêtée et établie par chacun. Et cette vérité ne peut se découvrir par la connaissance scientifique ou intellectuelle, elle se découvre bien plutôt par la compréhension d’ordre émotif, la vérité étant de l’ordre de la perception, de la connaissance profonde, non pas intellectuelle seulement. Connaître votre vérité signifie la connaître par le sentiment. (à suivre)

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